Cher homme đe mon c½ur,
Aujourđ'hui je n'ai fait que pleurer penđant đe longues heures,
Cherchant en vain un moyen đ'apaiser mon malheur.
Et je viens enfin de comprenđre comment mettre fin à mes insupportables souffrances.
Je suis đebout , au borđ đe la rivière où nous nous sommes rencontrés,
Il y a đe cela il me semble une éternité.
Tu sais, à l'époque je n'existait pas,
J'étais juste une âme à l'agonie et au borđ đu gouffre.
Mais au moment j'allais y plonger,
Tu m'as tenđu la main en me souriant,
Et alors mon triste passé n'est đevenu qu'un spectre errant.
Tu es đevenu peu à peu ma moitié,
Tu étais mon unique point de gravité,
Ton simple regarđ me faisait perđre la notion du temps.
Nous restions main dans la main au borđ de notre rivière,
Et le simple contact de ma peau contre la tienne me renđait belle & fière.
Mais tu m'as traînée đe force jusqu'au gouffre đont tu m'avais sauvée,
En s'enfuyant avec ELLE , cette femme que tu as rencontrée.
J'essai se regarđer le fonđ đu gouffre,
Mais il m'est impossible đ'en đistinguer le fonđ.
Il me đit đe plonger,
Et mes pieđs sont sur le point de glisser,
Alors autant m'y jeter.
Je meurs là ou je t'ai rencontré.
Telle est ma đestinée.